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Des mesures pour relancer MaPrimeRénov’... en plus simple !

Publié le 16/05/2024

Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour relancer le marché de la rénovation énergétique en recul depuis l’entrée en vigueur de la réforme de MaPrimeRénov’ au 1er janvier 2024.

La simplification du dispositif d’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ avait été annoncée par le gouvernement mi-février.

Plusieurs mesures allant dans ce sens viennent d’être confirmées. Elles ont été saluées par les acteurs de la filière du bâtiment.

Une baisse de 40 % des demandes d’aide depuis début 2024

Depuis le 1er janvier 2024, MaPrimeRénov’ ne finance plus que les rénovations d’ampleur et l’installation d’équipements de chauffage à énergie renouvelable ou d’eau chaude sanitaire.

Fini les "mono-gestes" (ciblant un type de travaux). Ce qui a conduit à une baisse de 40 % des demandes pour le dispositif de la part des ménages.

« Depuis le début de l’année, les mesures annoncées pour encourager la rénovation d’ampleur ont amené une très forte confusion auprès des particuliers qui n’y comprennent plus rien : résultat, ils ont différé, voire annulé, leur projet de rénovation », explique Romain Villain, directeur général de Heero, plateforme spécialisée dans le financement de la rénovation énergétique.

 Les mono-gestes de nouveau éligibles

Ainsi, le gouvernement rend les mono-gestes de nouveau éligibles à MaPrimeRénov’, y compris pour les propriétaires de biens possédant un diagnostic de performance énergétique (DPE) F ou G.

Auparavant, ceux-ci avaient l’obligation d’effectuer une rénovation d’ampleur au 1er janvier 2024 pour pouvoir recevoir la prime, obligation qui avait été décalée au 1er juillet 2024, et qui l’est encore par conséquent.

Une bonne nouvelle pour les bailleurs qui peuvent engager des travaux ciblés afin de sortir leur bien du statut de passoire thermique et continuer à les louer à partir du 1er janvier 2025.

« L’incitation aux rénovations d’ampleur est, sur le papier, une très bonne chose. Sauf que le principal frein est la question du financement du reste-à-charge une fois les aides perçues, en particulier pour les ménages des classes moyennes qui sont très peu aidés dans le cadre de MaPrimeRénov’ », remarque Romain Villain de Heero.

Plus besoin de fournir un nouveau DPE

Par ailleurs, si des mono-gestes sont effectués, plus besoin de fournir avant de les réaliser un DPE et de faire appel à un Mon Accompagnateur Rénov’. Cette obligation demeure uniquement en cas de rénovation d’ampleur.

 Isoler sans changer son système de chauffage

De plus, l’obligation de changer son système de chauffage avant de pouvoir isoler son logement est supprimée. « Cela permettra, par exemple, aux ménages qui ont déjà changé leur chaudière récemment de ne pas avoir à le faire une seconde fois pour pouvoir bénéficier d’une aide à leurs travaux d’isolation », remarque Hello Watt, plateforme qui « aide les particuliers à maîtriser leurs consommations et factures d’énergie. »

Des mesures pour les artisans du bâtiment

Face au manque de professionnels Reconnu garant de l’environnement (RGE), l’accès des entreprises à ce label devrait être simplifié, « au travers d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) s’appuyant sur le contrôle d’un chantier réalisé et non plus sur la base d’un dossier administratif », indique la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb).

À savoir, il est obligatoire pour un particulier de faire appel à un artisan RGE afin d’obtenir MaPrimeRénov’. De plus, les agréments pour être Mon Accompagnateur Rénov’ devraient être plus rapides à obtenir, en veillant à leur répartition géographique équilibrée sur l’ensemble du territoire.

Et que se passera-t-il après 2024 ?

« Pour les années suivantes, il a été convenu de travailler sans attendre à l’optimisation du dispositif MaPrimeRénov’, en permettant la réalisation de rénovations d’ampleur dans le cadre d’un parcours de travaux sur plusieurs années », indique la Capeb. Pour la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, cela passe notamment par la mise en œuvre d’aides bonifiées au fur et à mesure de la réalisation des travaux.

 

Caroline CHALOIN - 26 mars 2024

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